vendredi 8 février 2019

Méditation 4 -Oeuvre d'Adamante Donsimoni proposée à la créativité poétique
des participants à l'Herbier de poésie


Les couleurs du monde ne sont rien, avant que l'esprit de l'homme ne les libère.

-      Mais de quoi, mon frère ? Mais de quoi ? Et surtout, mon frère, dis-moi comment ?

            -    De chacun de ses propres maux, mon ami, de chacune des illusions qu'il y projette.

Au cœur de l'homme se trouve l'Homme,
Parce qu'au creuset de toute vie se trouve son Essence,
Au fond de chaque existence, cela même qui la déborde.


-      Sache-le, mon ami,
L'homme est son propre utérus,
Il se porte lui-même
Comme le fit, au début, sa mère.

            C'est ainsi qu'il naît l'Homme :
            En reconnaissant la vie
            Qui est en lui déjà inscrite ;
            En la reconnaissant aussi
            D'instant en instant,
            Sertie en ce monde,
            Et à sans cesse reconquérir.

            Assis, en un profond silence
            S'élève, la multitude bigarrée de ses folies
            Et paisible, l'homme de paix les ressent, les reçoit.
            Mais les  regarde pour ce qu'elles sont.

            Or ce faisant, il s'approche l'Homme.

            Traversant les masques
            Où se travestit encore sa  nature,
            Au cœur du cœur de chacun de ses instants vécus,
            Se révèle partout  la tranquille merveille qui l'habite.

            Oui ! Et sans qu'il le sache vraiment,
            Son âme est déjà pareille au trésor qu'il convoite.

            Ainsi naît l'homme qui se rencontre,
            Lentement et soudain conduit
            A l'infini de sa propre substance .


            Serge De La Torre



mercredi 6 février 2019

CHEMINS VIVANTS


" Tout chemin n'est seulement qu'un chemin, et il n’y a pas d’offense, envers soi-même ou les autres, à le quitter, si le cœur t’en dit…
Regarde chaque chemin séparément, et délibérément. 
Essaie-les, autant de fois qu’il te paraît nécessaire. 
Puis, demande-toi, et à toi seul : ce chemin a-t-il un cœur ? 
S’il en a, le chemin est bon ; s’il n’en a pas, il n’est d’aucune utilité."

Ainsi parlait Don Juan Matus (chaman indien yaqui) à Carlos Castaneda dans " L’herbe du diable et la petite fumée". 


J'ai suivi les conseils du vieux sorcier et pris les chemins de la vie... et je les ai foulés, aussi, ceux de mon imagination . 
J'ai erré sur les sentes de ma mémoire, et fait, là, plus que de multiples rencontres. 

Aux carrefours de l'existence, je me suis laissé toucher d' images et de sonorités. 
De  certaines sont nées des poèmes, et d'autres des histoires .
Elles naissent ainsi pour moi : d'une anecdote, d'une facétie ou même de la seule ambiance d'un lieu. Et d'elles toutes, oui,  m'est venu, doux et doré la plupart du temps, ce miel de voyage, cette nourriture pour les temps de pause, je l'ai nommé "envie d'écrire". 

Il m'a fallu longtemps:
 * piétiner, fouiller, trier et glaner ces quelques échantillons de mots,                   d'images, de figures de style, d'aventures et de récits, 
       - parmi de nombreux tessons plus ou moins tranchants,
       - parmi les gravats inertes ou la terre boueuse des chemins  déjà si                            fréquentés.

 * pour arriver enfin, à ce recueil qui regroupe des poésies, des nouvelles, des contes .....


                    Ainsi que plus de douze tableaux : ceux d'Alvaro De Taddéo en                      fait:  un ami peintre suisse
                           dont les œuvres ont entraîné ma plume où je ne pensais tout                                      simplement pas aller,
                           ou qui a peint à partir de l'un de mes textes.



Pourquoi ne vous offririez-vous  pas quelques foulées sur mes sentiers.
Marchez donc le temps d' un  peu moins de deux cents pages à mes côtés.

Osez, avec moi, le voyage!

Nous partagerons quelques mots, quelques images aussi, quelques rêves même, récits et pensées. Et même des silences si comme moi vous les aimez.

Osez le départ ! Osez la mise en route! Oser donc mes chemins ! 

Découvrez mon livre !

Cent-quatre-vingt-dix pages d' un périple en terre de création.
(ou 345 pages en version numérique) 

En version numérique ou en version papier, demandez-le moi! 
Si vous pouvez, parce que vous me connaissez, ou vivez par ici!
Je saurai vous faire un prix plus doux.

D'ailleurs, si vous me faites parvenir d'ici fin février, une preuve d'achat de la version papier, contre simplement votre email, je vous retourne, du moins, le livre numérique .
( Contre votre copie de ticket ou facture, jointe à une adresse mail:
ainsi pour le prix d'un ouvrage, en aurez vous deux.

Vous lirez l'un, si vous voulez et offrirez l'autre.

Ainsi fait-on de nos jours, on libère les livres de ses attaches après l'avoir lu.

Contre un commentaire sincère sur l'un des sites de vente de mon livre, je vous offre aussi pendant le mois de février, la version numérique de mon livre.

Osez simplement me donner votre adresse mèl.

Si vous ne savez où me joindre, trouvez CHEMINS VIVANTS dans ces ruches à livres que sont les bonnes librairies (le mien est donc en vente  à la FNAC, chez Amazon, Hachette, Chapitre.com, Babelio, Cultura et d'autres que je listerai bientôt ici ... ainsi que , bien sûr, sur Iggybook qui l'édite et chez
bien d'autres grands groupes libraires ).





lundi 14 janvier 2019

Dessin d'enfant

Le crois-tu ? Line a huit ans.
Peut-être pas toutes ses dents,
Mais déjà bien du talent.

Dans sa nuit déjà éveillée,
Galopent parmi les brins d’herbe mouillés
Des anges juvéniles occupés,
Penchés à bien tout observer.

Dessin de Line (enfant de 8 ans)

















Sa lune  a des allures de gomme modelée,
Ses étoiles des mouvements de postillons soufflés.
Et les fleurs, voyez, elles arborent  des silhouettes équines…
Ses fées  souriantes ont des sourires de colombines.

De pochoirs, en tracés d’encre soufflés,
De sa brosse à dents de peintures chargée
Tout le temps, elle combine, elle combine,
Notre amie artiste, la si jeune Line.

Serge de la Torre 
           https://instantsdecriture.blogspot.com/

Flamme-femme





Flamme, vierge dans sa grotte
Femme-Lumière, sur fond de nuit noire
Espoir, éclat dans l’infini des inconsciences,
Adoration :  humilité en silence,
Piété, piété née de l’innocence
Noël, vous dis-je !
Noël avant l’heure,
Instant recueilli :
L’homme est si grand lorsqu’il se fait petit,
Et las,  si petit lorsqu’il se croit grand.
                       

Serge De La Torre

mardi 25 décembre 2018

Ciel de nuages

Image proposée à l'inspiration des membres de L'Herbier de Poésies par Jamadrou (Artiste)



Nu l’horizon, comme la branche quand l’automne a fini de souffler…
Nuées troubles, comme l’eau chaulée avant que ne l’unifie le pinceau.
Nuages en masses qui dansent et masquent le ciel bleu,
Fumée de ciel, sortis de quelque feu froid où couve, gouttes à gouttes, la saison.
Volutes vaporeuses aussi qui égalisent tout, brume, brouillard
Et flou des choses quand la vue s’en va.
 Taches aériennes où vole parfois un oiseau sombre et comme perdu,
Cieux qui se conjuguent en mille baroques ou comiques mots en -us.

En essaims orageux, ou en tempêtes retenues,
Vous flottez, gazeuses et mélangées,
Portées par la bourrasque, vagues en masses
Et écumes de nacre blanche et rosée.

La fée, de sa plume, a signé de son nom,
Ainsi font et voyagent les dames éprises de nature,
Ainsi conjure-t-elle à leur manière
Ce vide qui nous tient à tous lieu d’essence.  

                                                                                                     
                                                      Serge De La Torre 

lundi 24 décembre 2018

La constellation du chat


  

Lorsque naquit au monde le peuple des hommes, durant des nuits et des nuits, Ils tremblèrent sous le ciel d’été et pire encore sous le ciel d’hiver.
Terrifiés, longtemps, ils y sentirent dangers et présences.
Longtemps, ils n’y regardèrent l’ombre que comme une menace.
Ils avaient si peur : une multitude d’yeux les regardaient vivre.
Une voix, parmi eux, alors s’éleva :

Le ciel est matrice.
Yeux d’hommes hallucinés !
L'Été comme l’Hiver !

La peur dépassée, les regards s’osèrent imagination, et les nuées devinrent giron des possibles.
Elles entrèrent dans un ordre : celui de leurs rêves, celui de leurs désirs.
Les hommes s’arrachaient entre eux les œillères.
La nuit serait leur, ils la liraient selon leur cœur.
Elle ne serait plus noire, ni bleue, elle leur devint scène, et théâtre.

Lion Petit Renard,
Le peuple céleste
Devenait Bestiaire.

Siècles après siècles, ils jouèrent le ballet, les pièces que nos pères y voyaient se développer. Cassiopée y enfantait Andromède.
Le cygne y convolait avec l’Aigle ; Éros s’y cacha souvent, et le Cocher y menait ses Gémeaux.
Un penseur sans âme naquit pourtant un jour, qui hurla :

Les cieux sont froids.
Sans dieux, habillés de vide !
Osez la tristesse !

De trous noirs en mystères dévoilés, ils apprirent des savants les chiffres et baptisèrent l’infini de nombres à puissance.
La voûte céleste devint carte et raisons, elle perdait en magie.
Masse et diamètre, rayon d’orbite et période de rotation tuèrent bien des regards.
La Voie Lactée se fit lait froid.
 Ne restèrent plus à rêver sous le ciel que l’enfant et l’artiste, qui continuent par temps clair, d’y lire d’étranges bonhommes verts faisant des folies salutaires.

Fée naine, et Barbu
Dans un coin de l’univers
Dansent avec mon chat.

                               Serge De La Torre 

dimanche 23 décembre 2018

Flamme-femme



           
Oeuvre picturale d'Adamante Donsimoni proposée à l'inspiration de l' Herbier de poésies
                                                  

Flamme, vierge dans sa grotte
Femme-Lumière, sur fond de nuit noire
Espoir, éclat dans l’infini des inconsciences,
Adoration :  humilité en silence,
Piété, piété née de l’innocence
Noël, vous dis-je !
Noël avant l’heure,
Instant recueilli :
L’homme est si grand lorsqu’il se fait petit,
Et las,  si petit lorsqu’il se croit grand.
                                              
                             Serge De La Torre